Le Sentier des Crêtes
Au départ de la mairie de Pihen-lès-Guînes, le circuit grimpe puis redescend en direction de Saint-Tricat, passe sous une voûte, franchit un pont, emprunte le sentier de Sainte-Marguerite puis le lieu-dit du Pilier d’Or, avant d’atteindre le moulin de Pihen. Il longe ensuite la départementale jusqu’à la gare, passe sous la voie ferrée et revient vers la mairie.
©NohCab-Calais XXL Pihen-lès-Guînes
Le nom de Pihen apparaît pour la première fois dans la charte de fondation de l’abbaye d’Andres en 1084, sous la forme Pithem, du germanique pit (puits) et heim (habitation, village), devenu Pihen. En 1923, la commune opte pour le nom Pihen-lès-Guînes. Le centre du village forme une « étoile itinéraire » où viennent aboutir sept chemins, dont plusieurs remontent au Moyen Âge.
La commune est traversée d’est en ouest par une voie antique considérée comme romaine, branche dérivée de la Leulène qui va en droite ligne de Thérouanne à Sangatte et relie Guînes à Wissant, port d’embarquement vers l’Angleterre très fréquenté au Moyen Âge : ce chemin est une portion de la Via Francigena, chemin de pèlerinage qui reliait Canterbury à Rome. Au Moyen Âge, Pihen fit partie du Comté de Guînes, puis demeura aux mains des Anglais de 1347 à 1558. Théâtre des combats entre les rois de France et d’Espagne, la commune fut aux mains des Espagnols de 1596 à 1598 : l’ancienne église du XIIIe siècle en fit les frais, puisqu’elle fut incendiée à cette époque.
©Nohcab L’église Notre-Dame de l’Annonciation
Les premières fondations de l’édifice datent du XIIIe siècle. Anciennement placée sous le vocable de la Nativité de la Sainte-Vierge, cette église ne manque pas de charme. Aujourd’hui, ne subsiste de cette époque que le chœur, de forme polygonale à trois pans, éclairé par des fenêtres à lancette. D’après les notes de l’abbé Haigneré, historiographe du Pas-de-Calais au XIXe siècle, une tour se trouvant entre le chœur et la nef présentait des arcades romanes dans sa partie basse ; cette tour n’existe plus. La nef a été reconstruite vers le milieu du XIXe siècle, précédée d’un clocher qui fait porche et abrite deux cloches.
©Nohcab Le moulin de Pihen
De ce moulin à vent datant de 1839, ne subsiste aujourd’hui qu’une tour ruinée. Construit en brique de sable sur fondation de pierre de Landrethun, certaines cartes postales anciennes attribuent à cet édifice le nom de « moulin Lay » ou « moulin Lay-Tristam ». Près de l’entrée tournée vers Calais, une niche datée de 1879, encore visible, abritait une statue en bois peint représentant Saint-Donat.
Il s’agissait d’un moulin de type « tour » : un corps fixe en pierre ou en briques, surmonté d’une toiture pouvant pivoter seule sur 360°, supportant des ailes de type flamand pouvant atteindre 12 mètres de longueur.
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