Fréthun
A la lisière ouest de Calais, Fréthun est le noeud stratégique où voisinent une gare TGV et l’accès au Tunnel sous la Manche et sa célèbre gare TGV. L’autre visage, méconnu, fait cotoyer l’un héritage gallo-romain et un patrimoine solidaire émouvant. Entre mémoire internationale et excellence de la réception, explorons les atouts certains de Fréthun.
Racines gallo-romaines
Les origines prêtent à controverse. Il faut dire que cette commune limitrophe de Calais fait partie de cet ouest du Calaisis partiellement émergé à l’ère gallo-romaine. Des poteries romaines exhumées début XIXᵉ siècle témoignent d’une vie foisonnante dès cette époque.La découverte de squelettes et d’armes au XXᵉ siècle confirme que Fréthun a toujours été une terre d’implantation humaine durable. C’est à la fin du XIᵉ siècle que Fréthun entre officiellement dans l’Histoire sous le nom de Fraitun, une naissance quasi simultanée avec celle de sa voisine, Kaleis (Calais).
©Nohcab Le Mémorial de l’OTAN
Proche de l’intersection de la gare TGV, de l’autoroute A16 et du Tunnel sous la Manche, le Mémorial de l’OTAN est un lieu de mémoire unique. C’est le seul monument dédié aux militaires décédés au combat sous mandat de l’OTAN lors des conflits contemporains. L’histoire du mémorial est indissociable de l’engagement de Willy Breton. Sous-officier de la Gendarmerie Nationale, il a porté ce projet pour honorer ses camarades tombés en Afghanistan. Inauguré en février 2012, ce monument est aujourd’hui d’envergure internationale.
La Mairie de Fréthun
Un héritage d’altruisme et d’histoire
Si la mairie de Fréthun impressionne par son cachet et son élégance, elle cache entre ses murs une épopée humaine singulière. Longtemps connue sous le nom de Fondation Becquet de Cocove, cette bâtisse n’était pas destinée à l’administration, mais à la bienfaisance.
Le vœu d’une noble dame
En 1862, Madame de Cocove, animée par une volonté de protéger les plus fragiles, lègue ses biens pour créer un refuge. Sa mission ? Accueillir des veuves d’officiers de l’artillerie française et offrir une éducation aux jeunes filles du village. Grâce au soutien de Cornélie Podevin, dont le portrait veille encore symboliquement sur les lieux, la Fondation sort de terre. Sous la houlette de religieuses, la vie à la Fondation suivait un rythme immuable. Les pensionnaires y trouvaient un havre de paix où tout était pris en charge : repas partagés, soins et promenades réglementées. C’était une communauté dont la réputation d’excellence dépassait largement les frontières du Calaisis.
©Calais XXL-Nohcab Et Quelques commerces
Fréthun a beau être un petit village, il n’y a pas que la Gare TGV qui l’anime ! On peut se restaurer au Café de la Gare, ou faire ses emplettes de produits de terroir chez Olivier Vins et Cie.